Comment les scientifiques légistes recueillent-ils les preuves de l'eau

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La criminalistique a considérablement aidé à résoudre de nombreux crimes. L'un des moyens les plus productifs d'y parvenir est de collecter et d'analyser divers types de preuves.

Beaucoup ne savent pas que l'eau est l'une des preuves de ce type dont les médecins légistes se servent. Si un cadavre se trouve dans un plan d'eau douce, ces experts peuvent en déduire l'heure à laquelle la personne est décédée. La température des organes du corps peut également servir de guide lors de ces investigations médico-légales. Les parties suivantes expliqueront en détail comment les médecins légistes obtiennent des preuves de l'eau.

Déterminer la période de décès

Il devient de plus en plus difficile de déterminer avec précision la période du décès avec le temps. La température ne peut pas être utilisée comme une indication fiable si des semaines se sont écoulées avant la découverte du cadavre. L'entomologie médico-légale est pertinente ici car les asticots trouvés dans le cadavre peuvent aider les experts à calculer le moment de la mort. Le pollen est un autre indicateur que les chercheurs utilisent lorsqu'ils tentent de déterminer avec précision la période de disparition.

Extraction de l'eau de mer

L'enquête commence immédiatement après l'extraction de ce corps du plan d'eau. En effet, le corps aurait été influencé par plusieurs facteurs tels que la teneur en sel, le pH et la température. Tous ces facteurs peuvent compliquer la connaissance du moment précis du décès. Il y a des cas où certains pensent même qu'il est impossible de déduire l'heure de la mort d'un cadavre récupéré dans une masse d'eau de mer.

L'entomologie médico-légale est très utile pour le corps pris à la surface du sol et est rarement utilisée pour les cadavres prélevés dans l'eau. Ceci est principalement dû au fait que le cadavre devrait subir une certaine flottaison à la surface de l'eau, ce qui n'arrive que rarement.

Le traumatisme que le corps a subi en étant dans l'eau de mer complique également le problème. Cela rend difficile la distinction du traumatisme infligé dans un scénario criminel.

Science médico-légale dans les eaux

La bonne nouvelle est que les dernières avancées scientifiques permettent aux scientifiques de surmonter ces défis. Les dernières découvertes permettent aux chercheurs d'avoir une meilleure compréhension des cadavres qui ont été évacués de l'eau. L'une des études que les scientifiques ont menées à cet égard consistait à obtenir un porc fraîchement tué, le cadavre a été mesuré et il a été largué au fond de l'océan.

Une caméra sous-marine a été mise en place pour enregistrer les étapes de décomposition du cadavre. Les scientifiques ont pris le temps d'évaluer la température de l'eau, le niveau de sel dans le plan d'eau et d'autres paramètres. Les résultats qu'ils ont obtenus étaient assez instructifs et ils ont démontré toutes sortes de changements. Les scientifiques ont également observé le modèle d'organismes marins comme les crustacés. On a également remarqué comment les autres créatures se nourrissaient du cadavre.

Décomposition du cadavre

Les observations de cadavres sur terre ont montré que la décomposition commence à partir de la tête, et c'est là que se trouve la concentration initiale d'asticots. Ce qui est intéressant ici, c'est que cette observation n'est vue que sur les cadavres trouvés sur terre, et c'est une chose différente avec les cadavres trouvés dans les plans d'eau.

La tête est le dernier composant à se décomposer si le cadavre se trouve dans un plan d'eau. Le porc a été tué d'une balle dans la tête. Alors que certains peuvent penser que la tête blessée par balle sera la première à se décomposer, la tête a été la dernière à pourrir.

C'est une découverte fascinante dans le domaine de la médecine légale. L'interprétation est que lorsque le corps est situé à l'intérieur d'une étendue d'eau, toutes les blessures survenues au visage - le corps non perturbé - sont généralement le résultat d'une activité criminelle.

La recherche a aidé les scientifiques à mieux comprendre la décomposition des corps dans les plans d'eau. Cela a été utilisé pour extrapoler la période de mort de l'animal ou même des êtres humains.

Un autre facteur qui a contribué à faire plus de lumière est que le cadavre reste sur le fond de l'océan pendant un temps considérable avant de flotter à la surface de l'eau. Le cadavre a flotté à la surface de l'eau en raison des gaz produits pendant les étapes de décomposition. Le cadavre a une apparence gonflée à cause de ces gaz.

Progrès récents

Les médecins légistes ont également découvert que la tête le long des membres supérieurs et inférieurs se détacherait du torse lors de la décomposition d'un cadavre dans l'océan ou dans un plan d'eau similaire. Dans de nombreux cas, ces parties ne remontent pas à la surface même si certains pieds ont déjà été découverts sur le littoral canadien.

Science médico-légale dans les océans

L'étude a également donné plus d'informations sur les marques que d'autres créatures marines ont laissées sur la carcasse. Cela a permis aux scientifiques d'avoir une idée précise du prédateur qui a attaqué le cadavre ou si la mort résultait d'une activité criminelle. Le résumé est que les dernières avancées ont aidé à comprendre l'interaction entre les cadavres, les activités criminelles et les plans d'eau comme les océans et les mers.

Résoudre les crimes à l'aide d'algues microscopiques dans l'eau - La science médico-légale en action

L'une des avancées les plus sophistiquées dans ce créneau est que les scientifiques ont résolu des crimes en utilisant les algues microscopiques qu'ils ont prélevées dans des plans d'eau comme des rivières troubles. Cela est possible parce qu'un criminel laisse des traces de preuves dans l'environnement. Ce principe est connu depuis le XIXe siècle, mais il n'a été pleinement exploité que récemment.

Les algues microscopiques sont appelées diatomées et elles sont présentes dans n'importe quel plan d'eau. Les diatomées sont présentes dans les mers, les océans, les lacs, les réserves d'eau locales ou même les surfaces humides des roches. Les diatomées ont été utilisées dans les cas de noyade, mais ces derniers temps, elles ont été utilisées dans d'autres aspects des enquêtes en médecine légale.

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